Exposition au Théâtre équestre Zingaro
Plus que quelques jours et ils partiront pour montrer leur spectacle au monde entier et moi, je récupérerais mes tableaux, sereine et heureuse d'avoir pu les exposer dans un si bel univers. Flash back sur mes émotions d'il y a trois mois, c'était le début de l'aventure !
Lorsque l'on pénètre dans l'espace rond, il y a d'abord cette odeur de bois persistante puis cette pénombre rassurante. Le froid vous caresse les joues, l'épaisseur de l'atmosphère lourde des spectacles passées vous nargue du haut des balcons, habillés de costumes, de sculptures, de couleurs et d'odeurs, de poussières aussi. Point d'échappatoire, tous ces objets vous défient du haut de leur ancienne prestance encore lié aux âmes bien vivantes d'opéra équestre, de chimère, d'éclipse et de tous les autres. Sous leurs regards narquois et protecteurs, les oeuvres apparaissent au loin, si petites mais bien présentes à la fois.
J'en avais rêvé, mon mur d'yeux est là. Seize peintures, aquarelles, huiles et techniques mixtes, vous épient de leur regard tantôt accueillant, tantôt interrogateur, surpris ou étonné, méfiant ou curieux. Pour une fois les rôles sont inversés, c'est vous l'humain en troupeau attendant impatiemment le début du spectacle « Battuta », trépignant d'impatience et mes chevaux derrières leur cadre carré ou rectangulaire vous scrutant comme des bêtes, vous jugeant sur vos facultés. Point d'idée péjorative ou de psychologie détournée la-dessous, juste une envie de retourner la situation, se mettre à la place de l'animal parfois traqué, souvent jugé, tout le temps épié, de l'achat au concours, de la moindre blessure au modèle et allures. Tout est prétexte à briser l'intimité équine de la reproduction à la mise bas, si le cheval n'est pas à l'état sauvage, il se voit constamment surveillé.
Quand à lui, s'il nous juge, c'est toujours en silence, derrière la tige en fer d'un barreau, l'oeillère d'un harnais, le possible coup d'oeil furtif lorsqu'on lui demande de changer de direction et qu'il peut, sur commande, tourner la tête et jeter un regard monoculaire sur l'humain qu'il porte sur son dos. Laissons-leur le temps de nous connaître, nous flairer, nous regarder.
Ils sont donc là, attendant le spectateur, vous, guettant vos moindres faits et gestes, protecteurs et rassurants, à l'écoute de vos faiblesses, vos doutes, vos peurs et vos désirs, vos angoisses et vos joies aussi. Laissez-vous aller, ils ne répéteront rien.
Lorsque l'on pénètre dans l'espace rond, il y a d'abord cette odeur de bois persistante puis cette pénombre rassurante. Le froid vous caresse les joues, l'épaisseur de l'atmosphère lourde des spectacles passées vous nargue du haut des balcons, habillés de costumes, de sculptures, de couleurs et d'odeurs, de poussières aussi. Point d'échappatoire, tous ces objets vous défient du haut de leur ancienne prestance encore lié aux âmes bien vivantes d'opéra équestre, de chimère, d'éclipse et de tous les autres. Sous leurs regards narquois et protecteurs, les oeuvres apparaissent au loin, si petites mais bien présentes à la fois.J'en avais rêvé, mon mur d'yeux est là. Seize peintures, aquarelles, huiles et techniques mixtes, vous épient de leur regard tantôt accueillant, tantôt interrogateur, surpris ou étonné, méfiant ou curieux. Pour une fois les rôles sont inversés, c'est vous l'humain en troupeau attendant impatiemment le début du spectacle « Battuta », trépignant d'impatience et mes chevaux derrières leur cadre carré ou rectangulaire vous scrutant comme des bêtes, vous jugeant sur vos facultés. Point d'idée péjorative ou de psychologie détournée la-dessous, juste une envie de retourner la situation, se mettre à la place de l'animal parfois traqué, souvent jugé, tout le temps épié, de l'achat au concours, de la moindre blessure au modèle et allures. Tout est prétexte à briser l'intimité équine de la reproduction à la mise bas, si le cheval n'est pas à l'état sauvage, il se voit constamment surveillé.
Quand à lui, s'il nous juge, c'est toujours en silence, derrière la tige en fer d'un barreau, l'oeillère d'un harnais, le possible coup d'oeil furtif lorsqu'on lui demande de changer de direction et qu'il peut, sur commande, tourner la tête et jeter un regard monoculaire sur l'humain qu'il porte sur son dos. Laissons-leur le temps de nous connaître, nous flairer, nous regarder.
Ils sont donc là, attendant le spectateur, vous, guettant vos moindres faits et gestes, protecteurs et rassurants, à l'écoute de vos faiblesses, vos doutes, vos peurs et vos désirs, vos angoisses et vos joies aussi. Laissez-vous aller, ils ne répéteront rien.
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