Troisième couche
Mon cheval a, enfin, trouvé sa peau ! J'ai, au dernier moment, modifié les tonalités, moins vives que d'habitudes. Est-ce dû à cet oeil surprenant et quelque peu désorbité ? Des couleurs pétantes n'auraient fait que renforcer l'état de panique de cet équidé... quoi que les couleurs terres montrent une certaine gravité... le choix est toujours un dilemme.Récemment, je me suis acheté une sépia. J'aime sa teinte. Très sombre tirant vers le vert, profond. C'est cette profondeur que je recherche par les glacis successifs. Et elle me le rend bien.
Ce cheval vous regarde, vous jauge, vous juge... mais le spectateur, attentif et connaisseur, ne lui aura pas échappé qu'il a l'oreille tendu, en alerte. Malgré sa crainte, il écoute, attentif au moindre changement d'attitude de l'objet ou l'être de sa stupeur.
Encore et toujours ces regards... je ne m'en lasse pas ! J'aime l'humidité de l'oeil exprimant l'éclat, la lumière, la vie. J'aime le contraste avec la peau mat mais douce attirant les contrastes, parfois. Je ne sais pas où ces yeux me mènent mais je me laisse entraîner volontiers.
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