Le bonheur est dans la carrière (2/2)
Après cet effort éprouvant, ma jument replie ses membres sous elle pour se coucher en vache, s'immobilise quelques instants semblant réfléchir ou bien simplement reprendre ces esprits, se re-situé dans l'espace et reprendre ces repères quelque peu chamboulés après ces roulades sans dessus-dessous. Puis d'un mouvement rapide, tend ses antérieurs et se propulse pour se retrouver en un quart de seconde sur ces quatre jambes, retrouvant de sa hauteur et par la même de sa prestance. Elle se secoue de tout son être pour faire tomber la poussière et me regarde, les oreilles pointées et immobiles attendant le feu vert pour se lacher.
Par sa posture, elle m'indique qu'elle est prête et attentive, je me lance, non pas comme un prédateur, mais plutôt comme un copain de jeu, fonce sur elle, tape de mon pied d'appui, plie légèrement le dos comme un cheval arrondi le sien. Si j'avais une encolure, elle serait roué, si j'avais une queue, elle serait remonté, si j'avais quatre jambes fines, elles s'élanceraient au galop, mais mon physique d'humain ne me permettant pas ce genre de folie hippique, je me contente d'avoir une image mental de moi en équidé et d'y mettre la même énergie. Ma jument a l'air de le sentir puisqu'elle se rassemble, jette ses antérieurs, se lance au galop poussant de ses postérieurs pour ne pas que je la rattrape. Ce qu'elle ne sait pas encore c'est que je ne suis pas prête de l'atteindre au vu du nombre supérieurs de ses jambes sur moi.
Elle m'encercle au galop, l'oreille intérieure qui me fixe, la queue retournée sur son dos, puis repasse au trot, montant exagérément ses antérieurs, crânant la tête relevée et son air supérieur. Elle s'immobilise dans un coin de la carrière, me scrute et m'attend pour que je me lance à nouveau vers elle. Mais je triche, je m'élance au petit trot non pas droit sur elle mais légèrement sur un de ces côtés. Elle se tient prête, à l'arrêt, fixe, et quand j'arrive à une certaine distance d'elle, se lance dans un petit trot aérien du côté opposé à celui où j'arrive. Je fais volte-face à ce moment là et cours de l'autre côté. Elle stoppe toute sa masse, pivote sur ses postérieurs, rue et bondie dans un galop furieux, battant de ses sabots le sol, laissant derrière elle une poussière grise. Je galope aussi vite que je le peux, elle se prend au jeu et court de plus belle me laissant la deuxième place dans cette course pronostiqué d'avance.
Cette galopade ne cesse que lorsque je rend l'âme, soufflant comme un boeuf, haletant comme un chien, les cuisses ramollies, les mollets durcis. Elle le sait elle le sent, s'arrête, me regarde et fini par détendre l'encolure, baisser la tête pour venir au pas me rejoindre et me lécher la main salée de sueur. Pour clore ce moment complice et pour un retour au calme, je fais plusieurs tour de carrière au pas, suivie de prés par ma jument. Je choisi le chemin en fonction des crottins qu'on y trouve car je sais qu'elle aime les sentir reconnaissant ou découvrant l'odeur d'un autre équidé.
Je récupère la longe laissée à terre vers la porte de sortie, passe le mousqueton dans l'anneau du licol et nous repartons comme on est venus, grignotant un peu d'herbe sur le chemin du retour. C'est ça le bonheur peut-être.
Par sa posture, elle m'indique qu'elle est prête et attentive, je me lance, non pas comme un prédateur, mais plutôt comme un copain de jeu, fonce sur elle, tape de mon pied d'appui, plie légèrement le dos comme un cheval arrondi le sien. Si j'avais une encolure, elle serait roué, si j'avais une queue, elle serait remonté, si j'avais quatre jambes fines, elles s'élanceraient au galop, mais mon physique d'humain ne me permettant pas ce genre de folie hippique, je me contente d'avoir une image mental de moi en équidé et d'y mettre la même énergie. Ma jument a l'air de le sentir puisqu'elle se rassemble, jette ses antérieurs, se lance au galop poussant de ses postérieurs pour ne pas que je la rattrape. Ce qu'elle ne sait pas encore c'est que je ne suis pas prête de l'atteindre au vu du nombre supérieurs de ses jambes sur moi.
Elle m'encercle au galop, l'oreille intérieure qui me fixe, la queue retournée sur son dos, puis repasse au trot, montant exagérément ses antérieurs, crânant la tête relevée et son air supérieur. Elle s'immobilise dans un coin de la carrière, me scrute et m'attend pour que je me lance à nouveau vers elle. Mais je triche, je m'élance au petit trot non pas droit sur elle mais légèrement sur un de ces côtés. Elle se tient prête, à l'arrêt, fixe, et quand j'arrive à une certaine distance d'elle, se lance dans un petit trot aérien du côté opposé à celui où j'arrive. Je fais volte-face à ce moment là et cours de l'autre côté. Elle stoppe toute sa masse, pivote sur ses postérieurs, rue et bondie dans un galop furieux, battant de ses sabots le sol, laissant derrière elle une poussière grise. Je galope aussi vite que je le peux, elle se prend au jeu et court de plus belle me laissant la deuxième place dans cette course pronostiqué d'avance.
Cette galopade ne cesse que lorsque je rend l'âme, soufflant comme un boeuf, haletant comme un chien, les cuisses ramollies, les mollets durcis. Elle le sait elle le sent, s'arrête, me regarde et fini par détendre l'encolure, baisser la tête pour venir au pas me rejoindre et me lécher la main salée de sueur. Pour clore ce moment complice et pour un retour au calme, je fais plusieurs tour de carrière au pas, suivie de prés par ma jument. Je choisi le chemin en fonction des crottins qu'on y trouve car je sais qu'elle aime les sentir reconnaissant ou découvrant l'odeur d'un autre équidé.
Je récupère la longe laissée à terre vers la porte de sortie, passe le mousqueton dans l'anneau du licol et nous repartons comme on est venus, grignotant un peu d'herbe sur le chemin du retour. C'est ça le bonheur peut-être.
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