La régression nécessaire
Je suis comme un petit enfant qui, faisant beaucoup de progrès d’un seul coup, rentre dans une phase de régression. Dans ces cas-là, on dit qu’il régresse pour mieux rebondir après. Alors j’attends mon rebond. Impatiente et trépignante. Il y a deux jours, je jubilais, hier, je me haïssais. Aujourd’hui j’ai assez de recul pour constater que, non, ma croûte d’hier n’en est pas vraiment une, elle est simplement ce que je faisait il y a quelques mois encore de cela.
Avant-hier donc, j’étais assez satisfaite de ce que je venais de créer, il me semblait même effleurer d’un doigt une touche de personnalité naissante mais hélas encore fragile. Hier ensuite, me sentant invulnérable avec une légère pointe de doute au bout du pinceau, je me suis laissé emporter par ce que je savais déjà faire, mais qui ne me plait pas. Et là le crash, je venais de m’écraser le nez contre une vérité qui me sautait aux yeux. J’étais prise au piège, je revenais deux mois en arrière, je me sentais incapable de surmonter un tel échec cuisant.
Aujourd’hui je vais recommencer en espérant que ce que j’ai dans la tête va se coucher sur le papier. Se remettre en question, sans cesse, pour avancer, c’est fatigant mais c’est la meilleure façon pour ne pas stagner. Je nage entre des eaux calmes et sereines et une mer agitée qui me ballote, me retourne, me jette, me reprend.
Vous ne verrez donc pas cette croûte dont j’ai honte. Cependant, si j’arrivais à la refaire et à en être à peu près satisfaite, jurer, cracher, je la posterais.
Avant-hier donc, j’étais assez satisfaite de ce que je venais de créer, il me semblait même effleurer d’un doigt une touche de personnalité naissante mais hélas encore fragile. Hier ensuite, me sentant invulnérable avec une légère pointe de doute au bout du pinceau, je me suis laissé emporter par ce que je savais déjà faire, mais qui ne me plait pas. Et là le crash, je venais de m’écraser le nez contre une vérité qui me sautait aux yeux. J’étais prise au piège, je revenais deux mois en arrière, je me sentais incapable de surmonter un tel échec cuisant.
Aujourd’hui je vais recommencer en espérant que ce que j’ai dans la tête va se coucher sur le papier. Se remettre en question, sans cesse, pour avancer, c’est fatigant mais c’est la meilleure façon pour ne pas stagner. Je nage entre des eaux calmes et sereines et une mer agitée qui me ballote, me retourne, me jette, me reprend.
Vous ne verrez donc pas cette croûte dont j’ai honte. Cependant, si j’arrivais à la refaire et à en être à peu près satisfaite, jurer, cracher, je la posterais.
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