Les chevaux de Drouot
Lors des trois jours du quartier Drouot, qui ont eu lieu en octobre dernier, des manifestations sur le thème du cheval ont vu le jour dans la rue, les galeries alentour et bien sûr dans l’hôtel des ventes. Les quatre salles de la mairie du IXe arrondissement ont d’ailleurs accueilli les dessins de Jean-Louis Sauvat, les peintures monumentales de Joël Person et les sculptures mécaniques de bois de Christian Renonciat.
En entrant on est d’abord reçu par un cheval aussi grand que ma jument mais beaucoup plus dur puisqu’en bois. Il nous toise avec sa petite tête fière, son encolure droite et ses quatre membres plantés solidement dans le parquet au milieu de cette belle salle ronde. Il semble même attendre quelqu’un ! Un copain d’écurie ou une copine qu’il avait invité voir “son“ expo… Quelle joie ! On tourne autour, on se baisse, on se met sur la pointe des pieds pour se dire que c’est comme un vrai sauf qu’il ne bouge pas celui-là et qu’on ne risque pas de recevoir un coup de pied si on lui pince les jarrets… Il est en bois brut, couleur de miel et je l’aurais bien vu le ramener chez moi dans mon deux pièces déjà plein à craquer…
Puis je rentre dans la première salle, je découvre les grands dessins de M. Sauvat au fusain sur des feuilles blanches carrées. Les quatre feuilles sont accrochées sur l’extrémité de deux murs et se font faces, elles sont coupées en deux par un jeux d’ombre noir en forme de croissant de lune et le cheval, exécuté comme un croquis sur le vif, piaffe, rue, piétine, entre l’ombre et la lumière. Ces quelques traits rapides montre un cheval harmonieux et toujours vrai, morphologiquement parlant. Je suis très sensible à la justesse anatomique et devant ses dessins, il n’y a jamais rien à dire… je suis bluffer… Et encore je n’ai rien vu !!
C’est en entrant dans la seconde pièce sur la gauche que je reçois un coup d’enclume… La pièce est plus sombre, éclairée seulement par des spots au dessus d’énormes panneaux de bois disposés en cercle autour de la pièce… Cela s’appelle le cirque d’ailleurs… pas étonnant. Sur les panneaux trottent, galopent, piaffent, se lèvent des chevaux plus expressifs les uns que les autres, exécutés au fusain et rehaussés de peinture blanche. Ils tournent, je tourne avec eux et les suis dans leur mouvement infini. Ils se regardent avec leurs yeux parfois exorbités, leurs oreilles mobiles et leur regard cinglant. J’ai le tournis mais ne peut m’arrêter, ils sont si vrai, si énorme, si vifs, si juste… Je bouillonne et je rage… je pense à ce que je fais et me dit que j’ai encore beaucoup de travail… Mais ce n’est pas grave, je n’y pense pas et continu ma visite…
La troisième et quatrième pièce sont pour Joël Person. Quand il ne peint pas des formats géants de chevaux cadrés comme on aurait prise une photo, il peint des petits formats carrés qu’il expose ensemble pour former une mosaïque géante… ! On croirait de vieilles photos jaunies avec des croquis fait par-dessus. C’est graphique et à double lecture, mais lorsqu’on s’approche, on s’aperçoit qu’il s’agit bel et bien de peinture (technique mixte, si je me souviens bien il y a de la résine). Impressionnant ! Ces chevaux sont sombres souvent dans leurs stalles avec des premiers plans dans lesquels une tête de cheval, oreilles pointés vers le spectateur, est coupée parce qu’il aurait tourné la tête trop tôt et qu’il se serait retrouvé dans le champ de l’appareil…
J’en retiens une démonstration d’expérience et de savoir faire, une maîtrise indiscutable de la gestuelle animale… Le cheval est roi plus que jamais… Je suis restée une bonne heure devant ces œuvres et même si je suis un peu énervée quand même, je ne regrette pas et m’en suis allée de ce pas, retrouvé mes pinceaux et mes crayons… Merci M. Sauvat, merci M. Person, merci M. Renonciat…
En entrant on est d’abord reçu par un cheval aussi grand que ma jument mais beaucoup plus dur puisqu’en bois. Il nous toise avec sa petite tête fière, son encolure droite et ses quatre membres plantés solidement dans le parquet au milieu de cette belle salle ronde. Il semble même attendre quelqu’un ! Un copain d’écurie ou une copine qu’il avait invité voir “son“ expo… Quelle joie ! On tourne autour, on se baisse, on se met sur la pointe des pieds pour se dire que c’est comme un vrai sauf qu’il ne bouge pas celui-là et qu’on ne risque pas de recevoir un coup de pied si on lui pince les jarrets… Il est en bois brut, couleur de miel et je l’aurais bien vu le ramener chez moi dans mon deux pièces déjà plein à craquer…
Puis je rentre dans la première salle, je découvre les grands dessins de M. Sauvat au fusain sur des feuilles blanches carrées. Les quatre feuilles sont accrochées sur l’extrémité de deux murs et se font faces, elles sont coupées en deux par un jeux d’ombre noir en forme de croissant de lune et le cheval, exécuté comme un croquis sur le vif, piaffe, rue, piétine, entre l’ombre et la lumière. Ces quelques traits rapides montre un cheval harmonieux et toujours vrai, morphologiquement parlant. Je suis très sensible à la justesse anatomique et devant ses dessins, il n’y a jamais rien à dire… je suis bluffer… Et encore je n’ai rien vu !!C’est en entrant dans la seconde pièce sur la gauche que je reçois un coup d’enclume… La pièce est plus sombre, éclairée seulement par des spots au dessus d’énormes panneaux de bois disposés en cercle autour de la pièce… Cela s’appelle le cirque d’ailleurs… pas étonnant. Sur les panneaux trottent, galopent, piaffent, se lèvent des chevaux plus expressifs les uns que les autres, exécutés au fusain et rehaussés de peinture blanche. Ils tournent, je tourne avec eux et les suis dans leur mouvement infini. Ils se regardent avec leurs yeux parfois exorbités, leurs oreilles mobiles et leur regard cinglant. J’ai le tournis mais ne peut m’arrêter, ils sont si vrai, si énorme, si vifs, si juste… Je bouillonne et je rage… je pense à ce que je fais et me dit que j’ai encore beaucoup de travail… Mais ce n’est pas grave, je n’y pense pas et continu ma visite…
La troisième et quatrième pièce sont pour Joël Person. Quand il ne peint pas des formats géants de chevaux cadrés comme on aurait prise une photo, il peint des petits formats carrés qu’il expose ensemble pour former une mosaïque géante… ! On croirait de vieilles photos jaunies avec des croquis fait par-dessus. C’est graphique et à double lecture, mais lorsqu’on s’approche, on s’aperçoit qu’il s’agit bel et bien de peinture (technique mixte, si je me souviens bien il y a de la résine). Impressionnant ! Ces chevaux sont sombres souvent dans leurs stalles avec des premiers plans dans lesquels une tête de cheval, oreilles pointés vers le spectateur, est coupée parce qu’il aurait tourné la tête trop tôt et qu’il se serait retrouvé dans le champ de l’appareil…J’en retiens une démonstration d’expérience et de savoir faire, une maîtrise indiscutable de la gestuelle animale… Le cheval est roi plus que jamais… Je suis restée une bonne heure devant ces œuvres et même si je suis un peu énervée quand même, je ne regrette pas et m’en suis allée de ce pas, retrouvé mes pinceaux et mes crayons… Merci M. Sauvat, merci M. Person, merci M. Renonciat…
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