L'ombre
Chaude journée, très chaude, épuisante... tant de mouvements,
beaucoup d'énergie de dépenser et trop d'eau libérée. Je suis allée chercher ma jument au prés, rien que ça c'était harassant. Finalement je ne suis pas montée. Je n'avais pas envie qu'elle
s'épuise sur les chemins trop ensoleillés. C'est donc moi qui est mouillée ma chemise à la brosser, choyer, masser et pour finir, transformer en zèbre pour lui éviter les attaques des taons,
mouches et autres insectes encombrants. Je l'ai emmené brouter le long du chemin menant à son près parce que, c'est bien connu, l'herbe est meilleure ailleurs. Doucement et à pas comptés, nous
avons rejoins la porte qui mène à ses copines. Je lui enlevé son licol puis elle m'a suivi, la raccompagnant comme l'on raccompagne un ami chez lui. Elle sur mes talons, nos ombres déformées m'ont
séduites.Je l'ai caressé puis elle a léché ma main salée et l'ai laissé rejoindre ses amies. Je n'avais pas trop envie de partir, même sous la chaleur encore étouffante en cette fin de journée. La proximité des chevaux broutant m'a donné envie de m'asseoir à côté d'eux. Silencieuse, je suis restée quelques instants, plusieurs minutes longues mais bénéfiques. Leur compagnie est ressourçante. Puis j'ai laissé mon zèbre à ses occupations.
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