La bouche de nos chevaux
Ca fait bien (trop) longtemps que je n'ai pas parlé de ma jument. Et ça me démange... Alors voilà. Je suis tombée par hasard (on tombe toujours sur des choses intéressantes par hasard sur Internet)
sur un article qui parle de la bouche du cheval. C'est une étude sur sa décontraction et sur les idées reçues,
réalisée par un dentiste "humain" et cavalière de dressage de surcroît qui s'est penchée sur la question.

On y apprend, entre autres, comment reconnaître une bouche au repos (sisi c'est vrai, chez nous aussi ça existe !), que cette position est propre à chacun, que la muserolle trop serrée empêche la déglutition naturelle et favorise le stress, que certains métaux dont sont fait les mors peuvent par procédé chimique produire un courant électrique (!!) et que le canon du mord qui repose sur des muqueuses et des os, excessivement employé, peut créer des lésions au niveau des tissus... bref quand j'ai lu ce texte, je me suis demandée s'il fallait que je continue à monter à cheval ! Surtout lorsque l'on sait que celui-ci ne moufte pas devant la douleur... ça donne à réfléchir.
Vous allez me dire où est ma jument dans tout ça ? Et bien j'ai
pensé à sa bouche à elle. Lorsque je l'ai acquis, elle m'a plu par son tempérament, parce qu'on s'entendait bien et parmi plein d'autres choses encore, le fait qu'elle avait une bouche sensible, et
quand je lis l'article j'ai envie de rajouter "naturellement" sensible, m'a conforté dans mon choix. J'avais eu l'occasion à trop de reprise de monter des chevaux dur de bouche. Je trouvais cela
pas normal du tout d'ailleurs. Je me souviens m'être fait la réflexion qu'il devait y avoir quelque chose à faire dans le dressage pour éviter ça. Endurer cinquante kilos dans chaque bras lors
d'une balade c'est plutôt à vous dégoûter de l'équitation ! Alors pour préserver sa bouche, je lui ai mis assez rapidement un hackamord, le plus simple possible, avec des petites branches. Elle l'a
très bien accepté, tout de suite. Nous l'avions donc adopté toutes les deux, réservant le mord pour le travail en carrière et par la même, préservant sa bouche. Après 12 années avec cette
embouchure un peu particulière et quand je découvre un article pareil, je suis contente de mon choix même si je sais qu'il doit bien y avoir d'autres douleurs tout de même. Cependant, une simple
observation me permet de croire et d'espérer le contraire...
Lorsque je présente le mord à ma jument, au mieux elle ne dit rien feignant l'indifférence, au pire, lève la tête espérant échapper au métal froid. Et quand j'approche le filet avec l'hackamord que je tiens avec ma main gauche par la têtière, je vois la tête de mon cheval se baisser pour mettre son nez dedans... J'en ai donc conclu que l'hackamord était le moins pire pour elle et avec ma main, évidement. Parce que je parle de sa bouche mais il faut parler de la main du cavalier, c'est elle la tortionnaire quand elle est mal utilisée ou "dressée". De ce côté-ci, on m'a toujours dit que j'avais une main très douce. Alors je les crois ces "on" parce que je sais et je l'ai toujours su au fond de moi, même débutante, qu'avoir un bout de métal dans la bouche avec un cavalier peu expérimenté doit être une épreuve assez dur pour un cheval ! Il ne faut pas oublier que ce n'est pas parce qu'ils ne disent rien qu'ils n'ont pas mal...

On y apprend, entre autres, comment reconnaître une bouche au repos (sisi c'est vrai, chez nous aussi ça existe !), que cette position est propre à chacun, que la muserolle trop serrée empêche la déglutition naturelle et favorise le stress, que certains métaux dont sont fait les mors peuvent par procédé chimique produire un courant électrique (!!) et que le canon du mord qui repose sur des muqueuses et des os, excessivement employé, peut créer des lésions au niveau des tissus... bref quand j'ai lu ce texte, je me suis demandée s'il fallait que je continue à monter à cheval ! Surtout lorsque l'on sait que celui-ci ne moufte pas devant la douleur... ça donne à réfléchir.
Vous allez me dire où est ma jument dans tout ça ? Et bien j'ai
pensé à sa bouche à elle. Lorsque je l'ai acquis, elle m'a plu par son tempérament, parce qu'on s'entendait bien et parmi plein d'autres choses encore, le fait qu'elle avait une bouche sensible, et
quand je lis l'article j'ai envie de rajouter "naturellement" sensible, m'a conforté dans mon choix. J'avais eu l'occasion à trop de reprise de monter des chevaux dur de bouche. Je trouvais cela
pas normal du tout d'ailleurs. Je me souviens m'être fait la réflexion qu'il devait y avoir quelque chose à faire dans le dressage pour éviter ça. Endurer cinquante kilos dans chaque bras lors
d'une balade c'est plutôt à vous dégoûter de l'équitation ! Alors pour préserver sa bouche, je lui ai mis assez rapidement un hackamord, le plus simple possible, avec des petites branches. Elle l'a
très bien accepté, tout de suite. Nous l'avions donc adopté toutes les deux, réservant le mord pour le travail en carrière et par la même, préservant sa bouche. Après 12 années avec cette
embouchure un peu particulière et quand je découvre un article pareil, je suis contente de mon choix même si je sais qu'il doit bien y avoir d'autres douleurs tout de même. Cependant, une simple
observation me permet de croire et d'espérer le contraire...Lorsque je présente le mord à ma jument, au mieux elle ne dit rien feignant l'indifférence, au pire, lève la tête espérant échapper au métal froid. Et quand j'approche le filet avec l'hackamord que je tiens avec ma main gauche par la têtière, je vois la tête de mon cheval se baisser pour mettre son nez dedans... J'en ai donc conclu que l'hackamord était le moins pire pour elle et avec ma main, évidement. Parce que je parle de sa bouche mais il faut parler de la main du cavalier, c'est elle la tortionnaire quand elle est mal utilisée ou "dressée". De ce côté-ci, on m'a toujours dit que j'avais une main très douce. Alors je les crois ces "on" parce que je sais et je l'ai toujours su au fond de moi, même débutante, qu'avoir un bout de métal dans la bouche avec un cavalier peu expérimenté doit être une épreuve assez dur pour un cheval ! Il ne faut pas oublier que ce n'est pas parce qu'ils ne disent rien qu'ils n'ont pas mal...
Commenter cet article
E
B
Z
B
E
B
L
L
B