Exposition Humeurs équines, le vernissage
Un peu stressée dans l'espace clos, pour le moment vide, entourée des tableaux et des amis qui sont à l'origine de cet événement, je me demande si des personnes vont venir. "Combien" n'est pas
pour le moment le souci premier ! C'est idiot et en même temps flippant.
Et puis ils arrivent. Des amis (chouette !!), des personnes perdues de vues (ça fait très plaisir !!), de la famille que je ne vois pas souvent et ce moment s'y prête parfaitement (youpi !!), des
amis d'amis que je ne connais pas, encore des rencontres, autant inattendues qu'intéressantes et instructives. Je m'aperçois que les enfants présents sont sensibles à mon travail, ils aiment et
apprécient eux aussi et c'est touchant.
Je parle ou j'essaie de parler de mon travail, du cheminement, ce qui me pousse à créer, comment et pourquoi... Vaste débat, l'exercice est difficile mais je m'y plie. C'est bien de faire
partager, d'"exposer" ses idées, son cheminement intérieur pour mieux se recentrer, repartir aussi. Une chose est sûr pourtant : je n'aime pas être au centre de l'attraction mais je n'ai pas le
choix ! Je ne peux pas me cacher derrière les autres artistes pour cette fois.
Je rentre enfin. Les vernissages... c'est épuisant surtout quand on est le seul artiste de l'exposition ! J'ai remarqué un certain vide dans mon esprit qui s'installe à la fin de la fête.
L'excitation, la peur de l'"avant" puis le néant, le vide d'"après". Il y a les espoirs de la veille, et il faut s'en recréer pour le lendemain parce que l'exposition n'est pas finie...
(Ben non... je n'ai pas de photo. Pas pensé, oups :))