Heureuses qui comme Ulysse...
Loin, très loin des toiles de coton et autres tracasseries finalement bien futile, juchée sur mon fidèle destrier, j'oublie tout.
Tout je vous dis, plus rien ne compte que cet instant ensoleillé qui plus est, ma monture et moi.
Nous étions partis à suivre les trois attelages comme j'aime à le faire, et
puis, ma jument toussant, elle avait perdue son endurance, gênée par ses bronches sûrement, nous avons, elle et moi, continué seules notre chemin. Elle, broutant ça et là (il faut bien un petit
plaisir à quitter ses congénères) tout en continuant à avancer de son pas franc, moi, le nez en l'air, le regard à l'affût de la beauté simple et colorée du paysage printanier. Nous avons quitté le
chemin délimité pour couper à travers une jachère et reprendre un chemin montant un peu plus loin. Sorti des sentiers battus et ma jument m'écoute encore plus, se laissant guider par ma main douce
à travers les rênes en guirlandes puis l'hackamord aux petites branches. Ce que j'aime chez elle, parmi les milliard d'autres choses environ..., c'est sa subtilité, sa souplesse à tourner au
moindre mouvement de rêne au moindre report de poids.
D'ailleurs, cette habitude avait failli me coûter un genou ecchymosé lors d'une randonnée pendant laquelle l'on m'avait prêté un hongre gentil mais très peu flexible... de l'encolure. Je ne l'avais pas encore testé avant de passer dans un bois et, voulant éviter un tronc au dernier moment, la légère rêne d'appuie n'a pas suffit à le faire obliquer, ni même bouger d'un quart de centimètre, je fus obligée de sauter sur les deux rênes et, dans un mouvement rapide, tenter de tourner cette encolure-pierre, avec mini 50 kilos dans chaque bras... je ne sais encore pas comment il a fait pour éviter la rencontre de mon genou et du tronc, toujours est-il qu'après, j'ai testé son degré de réaction aux ordre des rênes et j'ai fait une petite prière pour ne pas qu'il m'embarque jusqu'à la fin de la rando. Il dû m'entendre car tout se passa bien, uniquement grâce à sa gentillesse car il aurait pû me trimballer sans que je puisse faire quoi que se soit ! C'est donc dans ces moments-là que je béni ma chère monture, que je me dit que j'ai bien de la chance d'avoir un cheval sensible et jamais, oh grand jamais, je n'aurai de cheval raide et lourd. J'aime les petits chevaux réactifs et agiles.
Bref, après la jachère, nous avons repris un chemin en monté et la sentant se trémousser des fesses, je lui lança un "trotte" qu'elle s'empressa de prendre. Elle poussait toujours des postérieurs alors le "galope" à suivi et elle était ravie... et moi aussi. Douce euphorie du balancement de l'allure lente, je sentais les sabots touchés le sol et gagnés mètre par mètre le haut du chemin.
Nous avons poursuivi notre route d'un pas déterminé, je ne décrirais pas tout, conservant un peu l'intimité de notre escapade puisque nous étions seules et que rien ni personne n'a troublé notre tête à tête.
Nous étions partis à suivre les trois attelages comme j'aime à le faire, et
puis, ma jument toussant, elle avait perdue son endurance, gênée par ses bronches sûrement, nous avons, elle et moi, continué seules notre chemin. Elle, broutant ça et là (il faut bien un petit
plaisir à quitter ses congénères) tout en continuant à avancer de son pas franc, moi, le nez en l'air, le regard à l'affût de la beauté simple et colorée du paysage printanier. Nous avons quitté le
chemin délimité pour couper à travers une jachère et reprendre un chemin montant un peu plus loin. Sorti des sentiers battus et ma jument m'écoute encore plus, se laissant guider par ma main douce
à travers les rênes en guirlandes puis l'hackamord aux petites branches. Ce que j'aime chez elle, parmi les milliard d'autres choses environ..., c'est sa subtilité, sa souplesse à tourner au
moindre mouvement de rêne au moindre report de poids.D'ailleurs, cette habitude avait failli me coûter un genou ecchymosé lors d'une randonnée pendant laquelle l'on m'avait prêté un hongre gentil mais très peu flexible... de l'encolure. Je ne l'avais pas encore testé avant de passer dans un bois et, voulant éviter un tronc au dernier moment, la légère rêne d'appuie n'a pas suffit à le faire obliquer, ni même bouger d'un quart de centimètre, je fus obligée de sauter sur les deux rênes et, dans un mouvement rapide, tenter de tourner cette encolure-pierre, avec mini 50 kilos dans chaque bras... je ne sais encore pas comment il a fait pour éviter la rencontre de mon genou et du tronc, toujours est-il qu'après, j'ai testé son degré de réaction aux ordre des rênes et j'ai fait une petite prière pour ne pas qu'il m'embarque jusqu'à la fin de la rando. Il dû m'entendre car tout se passa bien, uniquement grâce à sa gentillesse car il aurait pû me trimballer sans que je puisse faire quoi que se soit ! C'est donc dans ces moments-là que je béni ma chère monture, que je me dit que j'ai bien de la chance d'avoir un cheval sensible et jamais, oh grand jamais, je n'aurai de cheval raide et lourd. J'aime les petits chevaux réactifs et agiles.
Bref, après la jachère, nous avons repris un chemin en monté et la sentant se trémousser des fesses, je lui lança un "trotte" qu'elle s'empressa de prendre. Elle poussait toujours des postérieurs alors le "galope" à suivi et elle était ravie... et moi aussi. Douce euphorie du balancement de l'allure lente, je sentais les sabots touchés le sol et gagnés mètre par mètre le haut du chemin.
Nous avons poursuivi notre route d'un pas déterminé, je ne décrirais pas tout, conservant un peu l'intimité de notre escapade puisque nous étions seules et que rien ni personne n'a troublé notre tête à tête.
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